Top 500 de l'Océan Indien, Edition 2017

Voici le communiqué de presse concernant le Top 500 de l'Océan Indien et publié par L'Eco austral que vous pouvez lire ci-dessous ! 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


TOP 500 DE L’OCÉAN INDIEN, EDITION 2017

Le classement des premières entreprises de La Réunion, Maurice, Madagascar et Mayotte publié par le magazine L’Eco austral vient de paraître. 


Le groupe Bernard Hayot (Réunion) n° 1 du Top 500, suivi de Vindémia (Réunion), du groupe IBL (Maurice) et Ambatovy Joint-Venture (Madagascar)


Pour l’année financière de 2015/2016, nous retrouvons les mêmes acteurs classés en tête du peloton. En pole position, le groupe Bernard Hayot qui affiche 980 millions d’euros (3,58 milliards roupies) de chiffre d’affaires. Un groupe originaire des Antilles mais qui a su trouver une belle place à La Réunion dans l’automobile et dans la grande distribution. Suivi du groupe Vindémia, filiale du Français Casino qui se retrouve à la deuxième place avec un chiffre d’affaires de 846,8 million d’euros (3,34 milliards roupies). Le numéro trois reste le groupe mauricien IBL,  qui évolue dans de nombreux secteurs diversifiés et, qui a fusionné l’année dernière avec le groupe GML, le principal actionnaire. Le groupe IBL a consolidé son chiffre d’affaires de 784,8 millions d’euros (3,1 milliards roupies) lors de la clôture de ses comptes en juin 2016.


Maurice doit diversifier ses marchés

Le tourisme, qui a enregistré pour la seconde année une croissance à deux chiffres (+ 10,8% en 2016), tire son épingle du jeu grâce une diversification de ses marchés, y compris ceux de l’Europe. Et ces bons résultats lui permettent de valoriser le savoir-faire et l'expérience mauricienne à l'étranger, au point d’en faire une « marque ». C’est la stratégie du groupe Lux qui se concentre sur la gestion hôtelière à l’extérieur de l’île, faisant désormais plutôt du « Made BY Mauritius » que tu « Made IN Mauritius ».


La diversification des marchés touristiques pourrait inspirer d’autres secteurs dont certains ne font qu’émerger timidement. C’est le cas des biotechnologies ou encore de l’économie de la mer. Ce dernier secteur représente un réel relais de croissance mais a besoin de s’appuyer sur un solide partenariat public privé tout en attirant de nouveaux investisseurs étrangers. Le développement de nouvelles offres dans l’enseignement, avec l’implantation d’universités et d’écoles internationales, fait aussi figure de relais de croissance même s’il n’est pas si évident de rayonner en Afrique et dans la région alors que secteur est hautement concurrentiel. Si la diversification est une bonne chose, Maurice ne peut pas tout faire. Le pays doit donc faire des choix et se concentrer dessus pour en tirer pleinement profit.


Réunion : une bonne année 2016

Après un taux de croissance de son PIB (Produit intérieur brut) de 2,8% enregistré en 2015, La Réunion s’est maintenue dans une courbe ascendante en 2016. Si le taux de croissance n’a pas été encore annoncé pour 2016, on sait déjà que le climat des affaires révèle un contexte économique favorable dans lequel les fondamentaux de s’améliorent. L’image d’une économie proche de son haut de cycle reste présente, avec des signes de plafonnement et de tassement de certains moteurs de la croissance, notamment ceux liés à des leviers temporaires ou exceptionnels tels que les taux bas, la très faible inflation et même l’effet du chantier de la NRL. L’enjeu consiste donc à activer des moteurs de relais suffisamment robustes pour maintenir ce rythme de croisière ou tout au moins éviter un ralentissement.



Madagascar : timide reprise des activités économiques en 2016

La première entreprise malgache Ambatovy Joint-Venture, exploitant de mines, se classe à la quatrième place avec un chiffre d’affaires de 600,5 millions d’euros talonnée par Axian Group (télécommunications, énergie et distribution pétrolière, banque et assurances, immobilier professionnel et résidentiel) qui prend la cinquième place avec un chiffre d’affaires de 505, 4 millions d’euros.


Pour cette année 2016, le taux de croissance de la Grande île est estimé à 4,1% alors qu’au cours des deux dernières années il se chiffrait à 3,1% et 3,3%. Les secteurs de l’agroalimentaire, du tourisme et des travaux publics ont soutenu cette croissance, de même que la grande consommation et les exportations. 2017 sera une année charnière pour Madagascar car le régime doit faire ses preuves avant l’échéance présidentielle de 2018. Avec plus de 10 milliards de promesse récoltées lors de la Conférence des bailleurs et des Investisseurs, les principaux secteurs qui devaient bénéficier de cette manne financière sont l’agro-industrie, les mines et les hydrocarbures, le tourisme, le secteur financier et les TIC.


Mayotte

Dans le 101ème département français, la première entreprise Sodifram (grande distribution) se place à la  47ème position avec un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros. Elle grignote ainsi 5 places dans le classement final.


Les entreprises de l’océan Indien adoptent une stratégie de développement international

Le classement des entreprises de l’océan Indien est basé sur leurs derniers chiffres d’affaires auditées. A la lecture de cette dernière édition, on peut constater que de nombreuses entreprises ont désormais adopté une stratégie de développement international. Elles se sont implantées au-delà de leur marché domestique, certaines étant même entièrement tournées vers l’export. Ce qui remet en cause l’idée qu’il faut d’abord se développer sur son marché intérieur et y être fort avant de s’attaquer à d’autres marchés. Autant d’éléments qui montrent le dynamisme des entrepreneurs de l’océan Indien.


Cette 16ème édition permet de prendre le pouls de l’économie régionale et l’on se rend compte que ces entreprises jouent, pour une grande part d’entre elles, dans la catégorie des PME, voire même des TPE (Très petites entreprises). Si le premier du classement affiche un chiffre d’affaires de 980 millions d’euros, le dernier ne se situe qu’à 4 millions. Elles ne sont que 37 à se situer à 100 millions et plus et 143 à réaliser un chiffre d’affaires d’au moins 10 millions d’euros. Ce qui donne une bonne idée du tissu économique de l’océan Indien.


Le Top 500 est en vente dans nos différents points de vente et accessible en version pdf pour nos abonnés sur notre site ecoaustral.com.



Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

Sharon Pudman, Directrice de développement - Tel: (230) 211-7191; Mobile : (230) 5 422 8996 ; Email: s.pudman@ecoaustral.com


Alain Foulon, Directeur général - Email : alainfoulon@ecoaustral.com


Source : L'Eco Austral, Edition 2017



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